On jouait déjà avant ta naissance, donc on a raison

La télé nous rend fous : Frontal 21 (2007)

Par • le 16/1/2012 • Entre nous

Quand j’ai inauguré cette série de traductions consacré au traitement du jeu vidéo à et par la télévision allemande, j’ai commencé comme il se devait par le reportage fondateur qui allait poser les bases du genre : Videogemetzel im Kinderzimmer, réalisé par Rainer Fromm pour l’émission d’investigation Frontal 21, diffusée sur la chaîne publique ZDF. Sur ce reportage et la tempête de protestations qu’il a généré, je n’ai pas grand-chose à ajouter, si ce n’est qu’à l’occasion des 10 ans de l’émission, il y a quelques mois, l’équipe de Frontal 21 est revenue sur la controverse en traitant leurs détracteurs par le mépris. En revanche, j’aimerais vous présenter un autre reportage de Rainer Fromm réalisé pour cette émission. Intitulé Töten am Bildschirm (littéralement : « tuer sur écran ») et diffusé en 2007, il a lui aussi fait jaser les joueurs allemands, mais surtout, il semble avoir eu une grande influence sur le camp des « anti-killerspiele ».

C’est le troisième reportage que Rainer Fromm a consacré aux jeux vidéo « violents » pour le compte de Frontal 21 (sans compter les nombreux autres reportages télévisés diffusés par la chaîne ZDF dans d’autres émissions). Le premier, on l’a vu, était Videogemetzel en 2004. Le deuxième a été Gewalt Ohne Grentzen diffusé en 2005, qui réitérait la charge contre les jeux « violents » et déplorait la polémique générée par le précédent reportage, tout en essayant quand même d’être un peu moins biaisé que la dernière fois (par exemple, en donnant la parole à des joueurs et des éditeurs). Cette fois-ci, bien que le thème central reste la violence des jeux vidéo, Fromm étoffe son argumentaire, études à l’appui (une de Christian Pfeiffer, et une autre de Werner Hopf) et en profite pour sonner l’hallali contre l’Université Technique de Cologne, notamment ses professeurs Winfred Kamiski et Jürgen Fritz, coupables d’absoudre une industrie qui les paye pour ça (une attaque qui fait écho à celles de nombreux « anti-killerspiele », dont Pfeiffer frère et sœur, Maria Mies et Sabine Schiffer).

Comme d’habitude, nous nous retrouverons en fin de page pour des précisions et une analyse complémentaires.

Tuer sur écran – Des études démontrent les effets des jeux violents

(Reportage de Rainer Fromm pour Frontal 21, ZDF, 21 août 2007)

Theo Koll (présentateur) : Saviez-vous que jouer à des jeux vidéo tous les jours pendant des heures améliorait la vue ? Des scientifiques britanniques l’auraient trouvé. Le nombre d’études sur les jeux vidéo est aussi grand que le nombre de stupidités proférées. De celui dont je prends l’argent, je joue aussi au jeu [NDT: l’expression employée, « Wes Geld ich nehm, des Spiel ich spiel » est un jeu de mots sur le proverbe allemand « wes Brot ich ess, des Lied ich sing » qui signifie « de celui dont je mange le pain, je chante aussi la chanson »]. Après tout, il s’agit d’un marché qui fait gagner des milliards. Dans ce cas, il est bien utile d’avoir « deux experts, trois opinions ». Cependant, en terme de connaissances, les deux camps ne sont pas aussi équilibrés qu’on l’affirme. Des études récentes et surtout exhaustives démontrent qu’avec la consommation de jeux violents, la violence virtuelle devient de plus en plus réelle. Il y a deux ans déjà, nous avions mis en garde à ce sujet et nous avions été violemment attaqués pour cela. Les analyses minimisant [la portée de ces études] proviennent assez souvent de l’Université Technique de Cologne. Et cette dernière est soutenue par l’industrie du jeu vidéo. Rainer Fromm mène l’enquête.

Rainer Fromm (off) : Des scènes issues du jeu GTA San Andreas. Le joueur doit faire carrière comme criminel. L’un des plaisirs qu’apporte ce jeu est de tuer à volonté des passants ordinaires. Le jeu est autorisé à partir de 16 ans.

Passons à Sniper Elite, un autre jeu. Cette fois, le joueur endosse le rôle d’un tireur d’élite. Son activité principale : des tirs de précision mortels. Une scène typique.

Certes, de tels jeux violents sont largement répandus et appréciés. Seulement, en quoi cela affecte les joueurs, qui sont le plus souvent mineurs ? L’Institut de Recherche en Criminologie de Basse-Saxe (KFN), sous la direction du Professeur Pfeiffer, a effectué un sondage auprès de 19 000 élèves pour sa dernière étude – la plus grande enquête effectuée à ce jour en Europe. Voici les résultats.

Professeur Christian Pfeiffer (KFN) : Plus les adolescents s’isolent et plongent dans ce monde de tuerie, et plus ils vont se sentir frustrés par d’autres aspects de leur vie qui les auront empêchés de s’épanouir, plus il est probable qu’ils mettent en pratique dans la réalité ce qu’ils font activement sur ordinateur, qu’ils fassent du mal à d’autres personnes, qu’ils deviennent violents jusqu’à l’extrême, jusqu’aux cas les plus graves.

Rainer Fromm (off) : De plus, l’étude atteste : plus les jeux sont brutaux, plus l’impact est profond. A la base, 8.6% des filles et 25.1 % des garçons deviennent violents, indépendamment de la consommation des médias. Chez les adolescents qui utilisent régulièrement des jeux indexés, c’est-à-dire brutaux, le pourcentage augmente chez les filles jusqu’à 24.5%, et chez les garçons jusqu’à 38%.

Christian Pfeiffer : En combinaison avec d’autres facteurs de risque – violence des parents, harcèlement de la part des camarades de classe, qui entraîne une marginalisation, ainsi qu’une baisse de la confiance en soi et de l’équilibre mental – ces jeux vidéo offrent un modèle de comportement auquelà laquelle on n’aurait pas pensé sinon. Le fait de jouer activement rend les gens plus enclins à opter soi-même pour une solution de violence.

Rainer Fromm (off) : Le marché est en plein boom. Le chiffre d’affaires global des jeux PC et consoles en Allemagne a augmenté l’an dernier jusqu’à atteindre les 1.8 milliards d’euros. Au hit-parade, on trouve des jeux particulièrement brutaux.

Leur effet est prouvé par une nouvelle étude scientifique. Pendant deux ans, des chercheurs ont enquêté auprès des élèves de 12 à 14 ans au sujet de l’utilisation de médias violents.

Werner Hopf (Conseil de la vie scolaire de Bavière) : Dès la plus tendre enfance, à l’âge d’entrer en école primaire, les adolescents indiquent qu’ils éprouvent des sentiments de haine forte en regardant des films d’horreur, et plus tard en jouant à des jeux vidéo violents tels que Doom ou Half-Life, et ce sentiment de haine est conditionné depuis des années, établi comme un trait de caractère, une attitude, qui marque leur comportement futur en tant qu’adolescents.

Rainer Fromm (off) : L’étude commune de l’Université de Tübingen du Bureau du Conseil Scolaire de Bavière-Est démontre un lien direct entre les jeux vidéo et la violence scolaire : « Plus on regarde de films d’horreur et de violence au milieu de l’enfance, et plus on joue à des jeux violents au début de l’adolescence, plus la violence scolaire et la délinquance sont importantes à 14 ans. »

Rainer Fromm (off) : L’Université Technique de Cologne arrive à d’autres résultats. Elle organise des conférences pour, comme ils disent, réajuster le regard qu’on porte sur les jeux vidéo. Leurs scientifiques défendent l’industrie du jeu vidéo, et celle-ci aime bien envoyer leurs représentants à ces évènements.

Jörg Trouvin (Electronic Arts Allemagne) : De façon générale, il faut dire que les jeux vidéo ont beaucoup d’effets positifs. J’ose même affirmer que jouer rend intelligent, car je peux apprendre beaucoup à leur contact : j’apprends à m’orienter dans des mondes tridimensionnels, et j’apprends également à mieux gérer la victoire et la défaite, la frustration et le succès, car c’est ce que j’expérimente dans ces mondes.

Rainer Fromm (off) : C’est parti, on joue ! [NDT : l’expression originale est « spiel frei », littéralement « jeu libre ! », c’est ce que l’arbitre dit quand il ordonne de commencer le jeu]

Professeur Winfried Kaminski (pédagogue en médias, Université Technique de Cologne) : Jouer de manière intensive est quelque chose de très humain. Les joueurs sont prêts à s’investir, à s’immerger – nous ne pouvons pas dire qu’ils ne peuvent plus se concentrer : ils le font bien quand ils jouent.

Rainer Fromm (off) : A l’Université Technique de Cologne, on prend acte des études les plus récentes, mais on persiste et signe : les jeux vidéo ne déclenchent pas de violence.

Professeur Jürgen Fritz (pédagogue en médias, Université Technique de Cologne) : Il s’agit plutôt d’une sorte de gymnastique mentale, c’est-à-dire que les cellules grises sont un peu secouées. Mais je pense que l’état actuel de la recherche est que ce qu’on apprend [dans ces jeux] n’implique pas un transfert direct dans la réalité, ni de manière positive, ni de manière négative.

Rainer Fromm (off) : Seulement voilà : l’Université Technique de Cologne collabore étroitement avec l’Industrie. Cette dernière contribue financièrement au développement d’un institut de recherche au sein de l’Université appelé « Spielraum ». Lequel ne veut pas révéler combien d’argent a circulé :

Jürgen Fritz : Je ne souhaite pas vous donner des chiffres plus précis, mais la contribution [financière] n’est certainement pas si importante que ça. Cela dit, elle nous aide à améliorer l’efficacité de l’Institut « Spielraum ».

Rainer Fromm (off) : Un producteur de jeux particulièrement brutaux fait partie de leurs donateurs. Pour certains scientifiques membres de l’Université, c’est quelque chose d’inacceptable. La maître de conférences Elke Ostbomk-Fischer arrive tout à fait à voir le lien entre violence vidéoludique et violence réelle à partir de sa propre recherche. Selon elle, la science ne devrait pas servir les intérêts de l’industrie.

Elke Ostbomk-Fischer (pédagogue et sociologue, Université Technique de Cologne) : Les entreprises [qui produisent les jeux vidéo] ont réussi depuis longtemps à gagner à leur cause certains experts, scientifiques et praticiens, et à les embaucher pour qu’ils les aident à commercialiser leurs produits. Pour être franche, je trouve lamentable que certains scientifiques se laissent embrigader ainsi, et je l’ai déjà fait savoir [au sein de l’Université]. Bien entendu, cela rend la collaboration entre collègues légèrement difficile.

Jürgen Fritz : Ce que nous recevons de la part de l’Industrie, ce sont des moyens supplémentaires qui nous aident à travailler plus efficacement. Et par conséquent, nous faisons attention à ne pas nous laisser corrompre.

Rainer Fromm (off) : Cependant, pour le Professeur Pfeiffer et d’autres scientifiques, les collègues de Cologne se sont discrédités.

Christian Pfeiffer : Ils ont perdu leur crédibilité, s’ils reçoivent leur argent de ceux qui ont intérêt à minimiser l’effet de ce genre de jeux vidéo. C’est pourquoi d’un point de vue scientifique, personne ne peut les prendre au sérieux. Ce qui est regrettable, c’est que les écoles et les parents ne le savent pas.

Theo Koll : Tandis que les Ministres de l’Intérieur CDU de 4 régions exigent l’interdiction complète des killerspiele, le Conseil de la Culture a récemment proposé à l’État de soutenir les jeux vidéo, au même titre que les films. Autrement dit – ce n’est pas la dernière fois qu’on évoquera ce thème.

Remarques additionnelles (Shane_Fenton) :

Ce reportage n’a pas la même notoriété que Videogemetzel auprès des joueurs allemands. Certes, il a causé quelques remous, et Rainer Fromm en personne a répondu à certaines critiques. En revanche, il semblerait qu’il ait servi de catalyseur pour de nombreux partisans d’une interdiction totale des « killerspiele ». D’ailleurs, le premier exemple que je donnerai me permettra de fouiller dans les entrailles de ce site à la recherche d’un de mes vieux articles.

Par une coïncidence amusante, le mois de novembre 2007 a vu naître à la fois un blog consacrée aux jeux vidéo (celui que vous lisez en ce moment) et une initiative consacrée à l’interdiction des jeux les plus « violents ». Cette initiative avait été lancée par la GWG, une fédération de psychothérapeutes, emmenée entre autres par Elke Ostbomk-Fischer. Il est intéressant de noter que celle-ci ne s’était jamais fait remarquer dans le débat sur les jeux vidéo avant son apparition dans le reportage de Rainer Fromm (une mention d’une ligne dans un ou deux articles, rien de plus), mais depuis, elle s’est transformée du jour au lendemain en « experte » sur la question. A l’époque, dans un de mes tout premiers articles, j’avais blâmé le mouvement de Lyndon LaRouche pour cette soudaine intrusion de psychothérapeutes dans le débat. Mais à présent, je me rends compte que le reportage de Rainer Fromm est une source d’inspiration beaucoup plus probable.

Parmi les autres acteurs du débat qui ont été soit révélés, soit inspirés, par ce reportage, on trouve Maria Mies. Grande figure de la gauche radicale et du féminisme allemand, elle est également professeure émérite de sociologie à l’Université Technique de Cologne. Comme son amie d’Elke Ostbomk-Fischer, elle n’a jamais caché son hostilité vis-à-vis de son « collègue » Jürgen Fritz et de sa collaboration avec Electronic Arts, bien qu’elle ne soit jamais intervenue dans le débat. Mais il semblerait que le reportage de Rainer Fromm l’ait incitée à agir. D’abord par une lettre de félicitations au présentateur de Frontal 21, puis par un article développant l’argumentaire de sa lettre, et enfin par une pétition, l’Appel de Cologne contre les « jeux violents », lancé en 2008, qui a recueilli 8000 signatures en 3 ans.

Enfin, on ne saurait oublier Werner Hopf, dont l’étude longitudinale sur le rapport entre violence médiatique et violence réelle a rencontré une notoriété certaine, en grande partie grâce au reportage. On le retrouve, ainsi que ses deux co-auteurs, dans la conférence « Jeux vidéo et violence » qui s’est tenue l’année suivante à Munich (en présence de Rainer Fromm, qui y a fait une présentation), et aussi parmi les signataires de « l’Appel de Cologne ». Tout comme Christian Pfeiffer, qui lui, était déjà connu du grand public pour ses prises de position contre la consommation excessive de médias électronique (y compris la télévision) et contre la violence des jeux vidéo.

De son côté, Rainer Fromm (qui n’a pas signé « l’Appel de Cologne ») s’est illustré par une poignée d’autres reportages sur la violence vidéoludique, mais ailleurs que chez Frontal 21… qui n’a d’ailleurs plus abordé le sujet, contrairement à ce qu’avait laissé entendre le présentateur Theo Koll. En revanche, l’émission s’est penchée sur « l’addiction » aux jeux en ligne, particulièrement à World of Warcraft. Quant à la chaîne ZDF, elle propose depuis quelque temps une nouvelle émission, PixelMacher, entièrement consacrée à la culture vidéoludique.

Revenons maintenant au reportage proprement dit. J’ai déjà évoqué plusieurs fois ce qui me dérange chez Rainer Fromm, notamment son dogmatisme, son intransigeance et son manque de nuance. C’était déjà flagrant dans Videogemetzel, mais au moins, avec un peu d’imagination et de détachement, on pouvait imaginer qu’il ne s’en prenait qu’aux jeux les plus « brutaux », et donc ne pas trop se sentir visé en tant que joueur, développeur ou éditeur. Mais ce reportage cuvée 2007 va bien au-delà : il force le téléspectateur à choisir son camp entre ceux qui combattent les jeux « brutaux » (Hopf, Pfeiffer et lui-même), uniques détenteurs de la Vérité, et les éditeurs de ces mêmes jeux, qui ne pensent qu’à se faire du fric. Entre les deux, aucune alternative : si on n’est pas à 100% derrière les premiers, c’est qu’on est complices des seconds, voire qu’on est payés par eux. Vous n’avez qu’à relire les premières phrases du Gérard Langue de Pute qui tient lieu de présentateur de cette émission : il distingue deux camps, sans échappatoire possible, et il disqualifie d’avance les résultats obtenus par les « scientifiques britanniques », en les accusant au passage d’être des vendus, au seul motif que ces résultats sont favorables aux jeux vidéo en général.

La confusion systématique entre jeux vidéo « violents » et jeux vidéo « tout court » a toujours été une plaie dans le débat sur la violence vidéoludique. Et cette confusion est renforcée par le fait qu’il n’y a pas « d’industrie des jeux violents », entièrement séparée d’une « industrie des jeux non-violents » (à supposer qu’il soit pertinent de mettre tous les éditeurs et développeurs dans le même terme fourre-tout « d’industrie », ou de cataloguer les jeux comme intégralement « violents » ou « non-violents »). L’une des conséquences, c’est qu’une déclaration en faveur des jeux vidéo « tout court » peut être perçue, aux yeux des adversaires des jeux « violents », comme une absolution de ces jeux et de ceux qui les font. La conséquence inverse, c’est qu’une critique contre les jeux « violents » peut passer aux yeux des joueurs comme une attaque en règle contre le médium tout entier. A la vue de son reportage, on devine facilement que Rainer Fromm plonge allègrement dans le premier extrême (on notera, par exemple, le procédé déloyal qui consiste à juxtaposer le discours de Jörg Trouvin sur les jeux vidéo « en général » avec une vidéo sanguignolente d’un des Mortal Kombat). Mais en même temps, dans ses interviews accordées aux sites spécialisés, il débarque comme une fleur et affirme ne pas comprendre que les joueurs s’adonnent au deuxième extrême. Et de rappeler son admiration pour le dynamisme de l’industrie allemande, son enthousiasme pour l’eSport, et sa défense de Counter-Strike. Et tout ça sans qu’il voie la moindre contradiction entre ses déclarations mielleuses et ses reportages assassins !

Je terminerai sur la partie a priori la plus inattaquable de son reportage : les liens avérés entre l’Institut « Spielraum » et les éditeurs de jeux. Un coup d’oeil à la page de présentation de l’Institut permet de constater qu’il est financé par Nintendo et Electronic Arts. Même si ce financement n’est pas un secret d’état, cela reste un conflit d’intérêts, qui ne peut que jeter la suspicion sur tout travail, toute intervention de cet Institut sur le sujet des jeux vidéo. Pour cette raison, il y a quelques mois, je suis rentré dans le lard d’une étude sur les jeux casual commanditée par un éditeur de jeux casual. Si les Professeurs Kaminski et Fritz s’imaginent qu’ils peuvent garder ne serait-ce qu’un soupçon de crédibilité, surtout dans un pays où le débat est aussi polarisé, c’est qu’ils n’ont rien appris de ce débat. Tout ça pour dire que je ne remets pas en cause le fond de ce reportage : les jeux les plus « brutaux » n’ont rien à faire entre les mains d’enfants, et la recherche scientifique sur les effets de la violence vidéoludique doit être complètement indépendant des éditeurs de jeux. Mais il y a une différence entre la critique légitime et le lynchage. C’est pour ne pas avoir compris ça que Rainer Fromm s’est rendu inaudible auprès de nombreux joueurs, y compris de ceux qui étaient d’accord avec lui sur le fond.

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joueur depuis les années 80, et joueur passionné depuis 1990. Ouais, à peu près comme tout le monde ici, quoi. Sauf qu’en plus, il cause. Beaucoup. Mais alors beaucoup. C’est pas sain pour lui qu’il cause autant. Faudrait plutôt qu’il joue.


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Un commentaire »

  1. Merci pour la traduction et le commentaire!
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