On jouait déjà avant ta naissance, donc on a raison

Genre: Course • Editeur: Electronic Arts • Date de sortie: Janvier 2008 (consoles) - Février 2009 (PC)

Burnout Paradise

Par • le 5/6/2009 • À la une, PC, PlayStation 3, Tests & previews, Xbox 360 • Exemplaire du jeu payé avec nos sous •

La série des Burnout ayant longtemps figuré au panthéon de celles sachant lier gameplay finement ciselé et réalisation exemplaire, la sortie d’un volet spécialement développé pour les consoles de dernière génération (contrairement à l’épisode Revenge adapté de la PS2 à la Xbox 360) provoqua l’événement tant visuellement, le titre de Criterion envoie du lourd. La sortie récente de la version PC fut l’occasion de s’y replonger.

Down to the Paradise City

Welcome to Paradise

Catapulté directement au sein d’une ville immense sans passer par le moindre menu, le joueur commence par sélectionner son bolide. Enfin, plutôt son épave, puisque c’est au sein d’une casse que se fera ce choix. Les différentes bagnoles (et motos) sont définies par trois critères: la vitesse bien sûr, le boost et enfin la puissance. C’est cette dernière qui permettra de faire la différence lors des duels avec les autres concurrents et permettra de conclure de nombreux takedowns. Mais… quels concurrents ? Parce qu’une fois le véhicule sélectionné, on se retrouve propulsé dans les rues de Paradise City, sans réel objectif, et au bout de vingt minutes d’ébahissement « ooooh que c’est beau » « aaaah que c’est grand » on commence déjà à trouver le temps long. Et c’est alors que l’on commence à prêter l’oreille à la voix de l’horripilante DJ Diabolika, sorte de tutrice omnisciente qui prodigue conseils et explications, et dont je défie quiconque de tolérer le discours plus de trente minutes sans copieusement l’insulter, puisqu’on ne peut pas lui couper la chique (ou alors c’est vraiment, vraiment bien caché dans les options, j’ai cherché).

How did it get burnt

Le ciel est au gris

C’est en naviguant au sein de l’immense cité que l’on découvre à chaque intersection, ou presque, un défi à relever. Course, chasse à l’homme, concours de Takedowns ceux-ci se veulent variés mais malheureusement un brin répétitifs, et pas bien difficiles: les concurrents n’opposent que peu de résistance et c’est tristement avec l’interface de navigation que l’on va lutter plus qu’avec l’AI des autres conducteurs. La minimap, affichée en permanence en bas à droite de l’écran, n’est pas des plus claires et il est facile à de telles vitesses de se retrouver dans un mur alors que l’on jetait un simple coup d’oeil afin de trouver son chemin. L’itinéraire n’est en effet jamais clairement indiqué sur l’écran et à moins de le connaître par coeur, on a souvent peine, malgré les indications d’embranchement, à trouver immédiatement l’itinéraire le plus court. Fort heureusement les développeurs ont eu la gentillesse de truffer leur univers de raccourcis, la plupart du temps indiqués avec ces fameuses lumières bleutées bien connues des habitués de la série. En plus de ces raccourcis, le jeu est farci d’objectifs à remplir comme la destruction de panneaux de publicité, la découverte de passages verrouillés ou les sauts géants, ainsi que d’objectifs de Time Attack sur certains grands boulevards de Paradise City.

Craaaash

Joli aileron, Jacky

Les amateurs du fameux mode « Crash » permettant au joueur d’impunément tout détruire sur son passage ne seront pas en reste. D’une simple pression sur les boutons de tranche (sur consoles), on active ledit mode et l’objectif est désormais d’entrer en contact avec le plus de véhicules possibles. La moindre touchette et c’est l’explosion, achevant de détruire le véhicule et remplissant la jauge de boost laquelle peut être utilisée pour continuer à se déplacer par bonds et ainsi encore retomber sur d’autres véhicules, le trafic se trouvant pour l’occasion bien plus fourni qu’à l’accoutumée. Néammoins c’est toujours face à des voitures vides conduites par l’homme invisible que l’on se retrouve, étant donné les crash et déformations causés par le moindre choc on peut comprendre que la vue de conducteurs traversant le pare-brise pour aller s’écraser contre un mur aurait réservé le titre à un public bien plus âgé. Dans le même ordre d’idée, si la ville est magnifique elle se trouve bien vide et manque d’animation puisque dénuée de tout piéton. Évidemment, on n’est pas dans GTA, personne ne va mourir ce soir, on est là pour rigoler avec des tutures, et pas autre chose. Le mode multi, réservé aux courageux, propose sensiblement les mêmes modes que le solo à ceci près que cette fois-ci les adversaires sont plus que coriaces. Si vous pestez online à Street Fighter 4, préparez-vous à vivre l’enfer ici et à subir d’humiliantes défaites, le code réseau pas toujours au top faisant parfois se téléporter les adversaires.

Alors que de plus en plus de jeux de caisse sont disponibles, ce Burnout Paradise vaut-il toujours le coup ? Oui, car près de 18 mois après sa sortie, Criterion continue de le mettre à jour via des DLC payants mais également d’autres gratuits et de proposer de nouveaux véhicules, de nouveaux parcours, de nouvelles épreuves. Oui car il est trouvable à bas prix et reste un étalon visuel dans sa catégorie. Et oui parce que le mode crash est, même avec ces changements, toujours aussi fun. De bons points qui font oublier bien des défauts.

Beau, fluide, rapide, efficace: Burnout Paradise aurait pu être le jeu parfait mais la navigation imprécise, les menus peu intuitifs, l'horripilante DJ Diabolika et finalement la répétitivité des objectifs ternissent un poil le tableau.

est joueur depuis 1985. Multiplateformes, multigenres, souvent exigeant, parfois tatillon, mais jamais blasé.
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10 commentaires »

  1. Une raison pour moi de passer à la next gen, si un jour j’y passe. merci pour le rappel !^^

  2. J’aurais mis 1 tellement je comprends pas l’overbuzz autour des burnouts, ça m’a jamais fait rigoler ni amusé plus de 3 minutes, pourtant, j’aime bien casser des voitures dans GTA et faire des sauts en slow-mo, mais franchement, Burnout n’a jamais réussi à me convaincre et c’est pas faute d’avoir essayé.

  3. T’as peut-être pas essayé les bons. J’avais adoré le 2 sur Gamecube, j’ai détesté le Revenge sur PS2, et beaucoup aimé celui-ci.

    Si tu les as tous testés et que tu les détestes tous, là je ne sais pas.

  4. Pas d’écran splitté sur Xbox 360 :(

  5. Comme de plus en plus de jeux de course, malheureusement. Y’a pas d’écran splitté non plus sur Pure, sur Motorstorm, sur OutRun 2… Mais y’en a un sur Sega Rally, par contre (test à venir, un jour).

  6. J’ai testé celui sur 360 justement ..

  7. Y’en a deux sur 360, tu as testé le Revenge ou le Paradise ?

  8. Les deux, mais j’ai passé plus de temps sur Revenge à insister pour trouver ça bien, Paradise j’ai juste abandonné sans chercher plus loin.

  9. Revenge il est vraiment vraiment pas super, énorme déception en ce qui me concerne (surtout qu’il est même pas beau pour de la 360). Paradise est largement meilleur je trouve.

  10. Je vote comme kwyxz, Burnout 2 excellent (malgré des bugs), et Burnout Revenge moisi du cul. J’ai hâte de tester Paradise.

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