On jouait déjà avant ta naissance, donc on a raison

Genre: Action / Plates-formes • Editeur: Capcom / Inti Creates • Date de sortie: 2002 à 2005

Megaman Zero Saga

Par • le 8/3/2010 • Nintendo DS, Tests & previews • Exemplaire du jeu payé avec nos sous •

Salut internaute! Tu ne me connais pas ? C’est normal, je ne suis pas d’ici. A vrai dire, j’ai dû faire des faveurs sexuelles au maitre des lieux pour venir poser ma prose. Pour toi, Lecteur, j’ai sacrifié un peu de mon intégrité. Mais je te rassure, c’est pour une noble cause : te parler de Megaman Zero.

Si tu traines ici, je pars du principe qu’en tant que lectorat de qualité, tu connais le petit robot bleu, mais une petite remise en contexte s’impose : la série des Megaman en est à son 8eme épisode, Capcom démarre la série des Megaman X pour rafraîchir la licence et retravailler l’apparence de son héros en profitant de la SNES encore toute fraiche et au passage, dans un élan de génie, introduit le personnage de Zero comme le mentor de X.

Et aussi bizarre que ça puisse paraître, Zero, il est au-dessus de neuf mille.

Fucking Awesome To The Max

Armé de son sabre laser, tel un Jedi badass, il écrase tout sur son passage, passe son temps à vous devancer, à vous sauver, et tout ça en remplissant sa grille de sudoku. Il porte la saga X du bout des bras, poussant Capcom à tenter de le rendre jouable. Mais pas de bol, en plus d’une qualité générale de la série qui chûte sans cesse de X3 a X8, jouer au sabre avec la maniabilité d’un X est un calvaire : il est gros, il est lent et extrêmement dur à jouer. Forcement, X reste au centre et aucun effort n’est fait sur Zero, le laissant dans un rôle de demi-dieu, immaniable et impuissant une fois entre nos mains. Frustrant.

Mais voilà, faut que Capcom mange et la GBA apporte l’occasion de corriger le tir. En 2002, Zero revient et cette fois-ci, c’est la bonne, y’en a que pour lui. Byebye buster, bonjour sabre. Zero est là. Il va vite, il frappe fort, tranche ses ennemis en deux et cerise sur le gâteau,  il parle (contrairement a notre vieux Megaman, aussi muet qu’un Link). Il offre une personnalité marquante : impitoyable, pratiquement extrémiste. Il annonce clairement à qui il ne fait pas confiance, a l’humour d’un Terminator, rentre dans le tas quand il faut négocier, laisse les faibles sur le coté de la route et écrase sans l’once d’un regret la tête de ses ennemis.

Sauf que, cette avalanche de boner, c’est pas gratuit.

Come Get Some

Si la maniabilité fait un bond énorme en avant, pour retrouver la qualité des premiers X, la puissance de Zero vient au prix d’une difficulté qui rappelle les premiers titres de la saga. Le genre de difficulté qui vous invite à jeter votre gameboy contre les murs, ou à taper votre petite soeur avec (en même temps elle l’a pas volé, elle squate votre gamecube pour jouer à Animal Crossing. Pute.)

Dans un jeu basé depuis 15 ans sur le combat a distance, Zero se ramène avec un buster peu convaincant et son sabre. Mais faut pas déconner : on l’a attendu 10 ans ce sabre, pas question d’hésiter. Puis de toute façon, on a plus le choix, le nouveau mot d’ordre, c’est le corps à corps et ça, ça implique de naviguer dans un level design machiavélique, puis de slalomer entre les mobs qui vous tirent dessus, vous courent dessus, ou vous sautent dessus, voire les trois à la fois.

Ajoutez à ça que les vies sont devenues une espèce en voie de disparition et que les champs de piques et les fossés sont légion. Les boss sont plus immondes les uns que les autres et leur cruauté n’a d’égal que leur classe, certains prennent une grosse partie de l’écran, d’autres sont à l’image de Zero : rapide et très, très, puissants. Voilà. Vous allez en chier.

Et c’est pas fini : Non seulement vous allez en souffrir pour finir les niveaux, mais on vous en demande plus : Megaman était centré sur l’obtention de nouvelles armes, Ils sont remplacés là par des EX skills, le hic ? Il faut finir chaque niveau avec un rank A minimum pour obtenir l’EX skill d’un boss, rank basé sur le nombre de coups encaissés, votre nombre de morts et votre vitesse. Autant être clair, c’est un luxe que seul les plus persistants pourront se payer.

IMMA CHARGIN’ MAH SABER

Heureusement, tout n’est pas noir, les devs se sont rendu compte qu’on allait crever la gueule ouverte devant ce jeu et nous offrent quelques moyens de nous rendre plus belle la vie.

Gros bonus qui tache : on vous file deux mains.
En clair : vous serez  équipé simultanément de deux armes, vous permettant ainsi de charger une arme, pendant que vous vous servez de l’autre, lâchant charge après charge dans les tronches adverses. Gymnastique qui deviendra vite indispensable pour survivre..

Coté armes, en plus du buster et du sabre, la série introduit deux nouvelles armes, la première est un bouclier tout pourri, dont j’arrête de parler. La seconde arme, elle, changera a chaque épisodes et renouvèlera vraiment l’intérêt. On aura tour a tour, une lance ré-tractable pour atteindre les mobs lointain, un fouet laser, pour jouer à l’Indiana Jones, des dagues et une main permettant de voler les armes de vos adversaires.

Le gros plus de cet arsenal, c’est qu’il évoluera avec l’utilisation que vous en aurez : chaque arme possède plusieurs niveaux d’évolution, qu’on franchira en atteignant un seuil de nombre de coups. Monter ce niveau vous permettra entre autre de rallonger les combos au sabre, de charger plus rapidement, voire carrément de débloquer des skills (big up à la roulade au sabre).

Legolas, what do you elf eyes see ?

Autres coup de pouce, les Cyber Elf sont présents dans les 4 épisodes et leur système évoluera entre chaque titre. Ces compagnons sont récupérables tout au long des niveaux, plus ou moins planqués et demandent à être nourris de cristaux (qui remplacent alors les munitions des Megaman classique) afin de vous apporter leur aide. Un effort souvent récompensé puisqu’on peut alors augmenter sa vitalité, s’équiper des célèbres et très utile sub-tanks, de vous sauver d’un fossé ou d’augmenter vos chances de drops, gagner quelque vies ou voir carrément, réduire la barre de vitalité d’un boss.

Autre bonus en vrac, les « chips » fonctionnent comme des équipements et se récupèrent sur les boss ou planqués dans les niveaux. Ils vous changeront la vie en vous permettant d’ajouter une puissance élémentale a nos armes, courir plus rapidement, troquer la résistance contre la force ou encore d’absorber les tirs d’un coup de sabre. Dans certains opus, ces évolutions seront récupérables par des formes a débloquer en remplissant des conditions particulières lors d’un stage (« tuer 20 mob en dash lash » / « récupérer 50 capsules d’énergie ») , formes qui permettront d’altérer également la vitesse, la force ou la résistance de Zero.

Let me show you mah moves

Si le moteur graphique ne bouge pas entre les épisodes, il reste agréable à l’oeil encore aujourd’hui. Si les décors, assez classiques, restent dans les bases posées par la série de X, Les animations tabassent doucement : Celles des mobs sont convaincantes, les boss sont tous impressionnants par leur taille ou leur charisme, leur manière de se déplacer.  Chose très agréable chacun de vos ennemis a une anim’ spécial si vous les tuez au sabre (Rien de tel que de voir une tête de reploid toucher le sol avant d’exploser, RAaah, Lovely!!). Les animations de Zero sont encore un grade au-dessus, on trace avec la classe d’un Sonic dans les niveaux et c’est un bonheur sans fin de faire voltiger son sabre.

Et si je raconte tout ça, c’est pas par hasard : c’est que Capcom a décider d’entuber les couillons comme moi qui se sont fait chier a acheter une à une les cartouches GBA en sortant un Megaman Zero Collection sur DS, les enflures. Et bien, ça ne m’empêchera pas de l’acheter pour tous les refaire (Meh), mais c’est aussi l’occasion pour ceux qui auront raté le coche de rattraper le retard. En espérant bien sur qu’il sorte en France.

Exigeante et séduisante, la saga Zero met la barre haut dans l'historique des Megaman. Manier Zero est grisant, et au fur a mesure qu'on maitrise la bete, on s'y attache d'autant plus. Un plaisir a découvrir doublé d'une grosse re-jouabilité pour les hardcore gamers qui prendront un gros plaisir à aller chercher un a un chacuns des power up éparpillés au quatres coins des stages. Miam.

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est

joueur depuis 1988. Connait par cœur les levels et boss de tous les Megamans. Prend un plaisir masochiste a perdre dans tous les jeux. Adore y passer un temps fou, juste pour se balader et regarder les décors (SOTC, je crie ton nom). Est toujours partant pour prendre sa tôle à SFIV ou TF2.


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6 commentaires »

  1. J’adore les Zero. Ce sont les meilleurs Megamans jamais réalisé à mes yeux. Une jouabilité rapide et parfaite, un level design brutal, des boss impitoyables, un Zero qui pue la classe. Le bonheur…

    Je suis pas un fan du système qui forçait le joueur à farmer des robots pour débloquer les coups basiques de Zero mais heureusement ils l’ont foutu à la poubelle à partir du troisième opus auquel je rejoue de temps en temps tellement qu’il est bon.

    Capcom a continué avec les deux épisodes ZX sur DS qui sont en soit sympa mais comparé à Zero, c’est du pipi de chat.

  2. J’aime pas trop ce mec.

    Par contre, il écrit bien, l’enculé :o

  3. @Ragny
    Le système de farm était en effet chiant, ceci dis j’ai pas trouvé le farm long du tout pour les 1ers mouvements, le reste est venu sans farmer.

    Les ZX sont vraiment intéressants, (pour les transformations) mais oui, clairement d’un autre niveau, et du coup, largement moins de challenge.

    Pour ça que ça me démangeai de la mettre sur un piédestal, cette saga.

    @Pipomantis
    Je te supporte pas, te trouve plutôt puant, mais ton avis de professionnel me touche. Connard.

  4. Oh, une Grouh de secours !

    Pas frapper, moi loin.

  5. Zomg.

    Ces jeux sont les plus frustrants auxquels j’ai pu jouer.
    Maniabilité très bonne, héros classe, les musiques, les niveaux, tout ca respirait la mégaclasse ( L’intro du 2, RAAAAAAH ), mais…

    CETTE DIFFICULTE.
    Bordel de pute quoi.
    Enfin, j’avais 15 ans la dernière fois que j’y ai joué. Tu m’as donné envie de retester tout ca tiens.

  6. Justement, j’ai particulièrement apprécié Megaman parce que malgré la difficulté apparente, j’ai toujours réussi à arriver jusqu’au bout, progressivement.

    Je parle uniquement de Megaman III sur Game Boy, que j’ai fini sans battre les différents boss avec l’arme adéquate par ignorance et flemme aussi.

    Et autant d’habitude je lâche rapidement un jeu si je n’y arrive pas, autant celui-là j’ai mis du temps, mais j’y suis arrivé, et surtout je m’y suis amusé.

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