On jouait déjà avant ta naissance, donc on a raison

Genre: Qix pour pervers du cul • Editeur: Kaneko • Date de sortie: 1999

Gals Panic S2

Par • le 19/3/2009 • Arcade, Tests & previews • Exemplaire du jeu payé avec nos sous •

Tout est parti d’un constat simple: les tests de jeux d’arcade faisaient cruellement défaut sur Gaming Since 198x. Alors pour inaugurer cette nouvelle rubrique, quoi de mieux qu’un jeu sorti uniquement sur cette plate-forme ? Problème, il est assez difficile de trouver un titre plutôt joli, agréable à jouer, et jamais sorti sur consoles. Après moult brainstormings, décision fut prise de se pencher du côté de la série des Gals Panic, et particulièrement de la version S2.

Au commencement était Qix

Et hop, une diagonale !

Les plus agés parmi nos lecteurs s’en souviennent encore probablement: Qix, jeu de 1981 au concept nouveau et improbable dont le but était de délimiter la surface de jeu en rectangles, lesquels se remplissaient d’une couleur unie, tout en évitant un monstre, le Qix, se baladant au sein de la surface restée « libre » afin de la protéger. Le joueur dirige un petit curseur qui est en théorie invulnérable tant qu’il n’est pas en train de tracer un trait. Simple, et addictif. Les années avançant, l’idée de remplacer ces surfaces colorées par une image à compléter fit son chemin et pour certains développeurs un poil plus aventureux que d’autres, l’image en question se révélait assez suggestive pour ne pas dire carrément osée. Sans tomber dans la vulgarité et la violation de copyrights à la Fantasia, les développeurs de Gals Panic S2 ont décidé d’illustrer leur soft avec des nymphettes japonaises légèrement vêtues.

A poiiiiil !

Perfect !

Si le gameplay s’inspire de Qix, il y apporte également son lot de petites variations. Premièrement, le but n’est plus simplement de remplir au maximum l’écran. Une ombre est visible sur la surface de jeu et c’est cette ombre qu’il convient de découvrir au maximum le plus rapidement possible sans se faire détruire par le monstre pour gagner. Sous l’ombre se cache évidemment une illustration de jeune fille déshabillée et pour pouvoir l’admirer à 100% la technique à employer consiste à enfermer le monstre dans un coin de l’écran n’incluant pas la fameuse ombre: tous les rectangles que vous créerez contenant le monstre ne se coloreront pas, l’idée est donc de créer un rectangle le plus petit possible contenant le monstre mais pas d’ombre afin de tout colorier d’un seul coup. Réussir un 100% débloquera une petite animation permettant de zyeuter la demoiselle en mouvement, alors qu’une victoire imparfaite ne propose que des plans fixes. Les amateurs de mangas coquins seront aux anges, sans sombrer dans la vulgarité la plus totale puisque tout ceci reste bien sage.

Bouffe-fric

Bonjour madame

Qui dit jeu d’arcade coquin dit bien évidemment attrape-couillons . Si l’on excepte le fait de s’afficher en plein milieu d’une salle de jeux devant un « jeu de cul » (surtout que certaines jeunes filles ont l’air très jeunes, ça ne choque pas au Japon mais chez nous c’est limite), les développeurs de Gals Panic S2 ont été assez rusés pour octroyer à leur titre une difficulté progressive, laissant le petit pervers s’imaginer lors du niveau 1 qu’il va pouvoir traverser les différents tableaux avec une déconcertante facilité. Cruelle erreur ! Dès le niveau 2, les monstres sont redoutables et mortellement efficaces et il faudra s’armer d’une belle collection de pièces de monnaie pour espérer arriver au bout des 12 tableaux. Parmi ces monstres, certains se payent le luxe de pouvoir tuer le joueur sans que celui-ci soit en train de tracer, d’autres vont même jusqu’à détruire les rectangles déjà recouverts. Tous les deux ou trois tableaux un stage bonus permet de se rincer l’oeil un peu plus avec de nouvelles images, mais pas la peine d’espérer un déluge de luxure en terminant le jeu: on se mange un pauvre générique écrit en japonais en blanc sur fond noir et c’est tout.

Si l'on passe outre les images graveleuses en arrière-plan on découvre tout de même au jeu un côté assez addictif et plutôt agréable, et il mérite bien d'y lâcher quelques pièces le temps d'une petite partie. De là à y mettre tout son porte-monnaie, il y a un pas qu'il est tout de même sage d'éviter de franchir.

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joueur depuis 1985. Multiplateformes, multigenres, souvent exigeant, parfois tatillon, mais jamais blasé.


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5 commentaires »

  1. Souvenir d’ado frustré : je regardais des mecs y jouer à l’époque sans oser de peur qu’on me prenne pour un pervers… HOUHOUHOU TRO LA ONTE !!

  2. Ca m’a rappelé cette sal*pe de « Teenage Queen » sur Amiga.
    Sal*pe parce qu’elle trichait bien entendu, c’est suuuuur !

  3. Ouiiiin ! Mais pourquoi y’a que des trucs comme ça pour les mecs ? Pourquoi les filles elles ont pas le droit d’avoir des jeux à elles pour se rincer l’oeil ? *snif*

    Sinon le gameplay lui-même a l’air assez balaise… Chouette article.

  4. un bon Qix-like ! seul les illustrations des filles très « manga 90’s » ont un peu vieillie quand même !

  5. Ah, merci gros Kwyxz pour ce flot de souvenirs oubliés. Gals Panic, bordel. Toute ma monnaie de seconde générale passait dans cette borne.Là où je me rend compte de ma naïveté de gamer de 91, c’est que la passion de l’arcade de deux ados au teint déjà blafardé par les cathodiques se foutait totalement des nanas à mi-poil du wallpaper. Le tout était de ne pas croiser nos rayons, de réussir à bouffer en même temps, et de claquer l’ensemble des tableaux avant de reprendre à 14h. L’école du joystick a étouffé des légions de pubertés.

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