On jouait déjà avant ta naissance, donc on a raison

Plus c’est long… moins c’est bon ?

Par • le 11/7/2012 • Entre nous

Le débat est (de nouveau) ouvert via un article de Gamasutra traitant d’un first world problem de plus en plus récurrent : selon eux le gamer adulte, celui qui a une vie sociale, celui qui jouait aux jeux vidéo il y a 25 ans, n’a de nos jours plus le temps ni la patience de terminer des jeux fortement scenarisés, lesquels ont une durée de vie d’au minimum une quinzaine d’heures (ce qui exclut naturellement les Call of Duty de cette catégorie, pour la même raison qu’un film de Michael Bay n’aura jamais d’Oscar du meilleur scénario). Une partie de cette assertion est vraie. L’autre est du bullshit caractérisé.

Il est en effet mensonger, voire hypocrite, pour quiconque de se cacher derrière l’excuse « Oh moi les jeux modernes je ne peux plus, ils sont trop longs et je n’ai pas le temps ». Les jeux à scénario modernes permettent tous d’interrompre une partie en cours à plus ou moins n’importe quel moment. Ils disposent tous d’une fonction permettant à tout un chacun de s’arrêter pour reprendre la partie quelques minutes, heures, jours, semaines, mois, années plus tard. Il est donc possible de jouer une ou deux heures à intervalles réguliers, pendant quelques semaines, et de terminer n’importe quel jeu dans son intégralité. Quelles qu’en soient les raisons, si on n’a pas le temps de jouer à un jeu qui dure trente heures, on n’a pas non plus le temps de jouer à un jeu qui n’en dure que deux (ou alors on se tire une balle dans la tête au bout des deux heures de jeu, là d’accord).

Il ne s’agit donc pas d’un problème de temps. Non, jamais. Il s’agit d’un problème de patience.

Un commentaire d’internaute est particulièrement éloquent de cette mentalité qui règne chez bon nombre de joueurs actuels : If I bought Skyrim and played it in what little gaming time I have right now, it would probably take me a year or more to complete. So no Skyrim for me. – le gars aurait donc potentiellement pu être intéressé par Skyrim, mais s’en prive parce que selon lui le jeu lui prendrait un an à terminer. Si l’on tranposait son commentaire à la littérature, ça donnerait Si je commençais à lire les livres de A Song of Ice and Fire, avec le temps dont je dispose pour la lecture, ça me prendrait trop de temps de lire les 5000 pages. Donc je ne les lis pas.

Eh bien je trouve ce genre de commentaire complètement hypocrite (et crétin, en prime).

Le souci n’est pas que le gars n’a pas le temps de finir Skyrim puisqu’il pourrait y parvenir en y jouant par petites doses. C’est ce que j’ai fait pendant deux ans avec World of Warcraft, excusez du peu. Il part tout simplement du principe qu’il va très vite se lasser du jeu (même si celui-ci est toujours bon), et donc vouloir passer à autre chose avant de l’avoir terminé. Comme un gosse qui va harceler ses parents pour avoir le dernier jouet à la mode puis le balancer aux orties une semaine plus tard quand un nouveau jouet encore plus mieux sera sorti.

Le voila, le fond du truc, ce n’est pas le prétendu « manque de temps » des joueurs adultes. Le problème c’est que les supposés « adultes » se comportent comme des enfants de cinq ans, veulent jouer à tout, vite, consommer le plus vite possible et jeter à la poubelle, fast-food fast-gaming, mais refusent de l’admettre et se planquent derrière l’excuse trop commode des jeux trop longs. Si un jeu est excellent pendant dix heures, intense, a une histoire bien écrite et donne du plaisir, est-ce qu’il serait moins bon s’il donnait exactement le même plaisir pendant vingt heures ? Je ne le pense pas.

Écoutons Dan Pinchbeck : It still amazes me that some gamers are happy to explicitly say they don’t care about the quality of a game, it’s only the dollar-per-hour cost that defines value for them – venant d’un professionnel, je trouve ce genre de remarque ahurissante. Depuis quand est-ce que les joueurs voudraient à tout prix s’enfiler des daubes sous prétexte qu’elles durent très longtemps ? Si les joueurs apprécient des jeux longs comme Skyrim, Grand Theft Auto IV ou Red Dead Redemption, ce n’est pas parce qu’ils sont longs, mais parce qu’ils sont bons. Portal a-t-il été boudé malgré sa courte durée de vie ? Non. Portal 2 est-il moins bon que Portal alors qu’il offre une durée de vie quasiment trois fois plus longue, voire plus en comptant la campagne co-op ? Bien sûr que non. Et c’est d’ailleurs l’exact contraire de ce qu’affirme Pinchbeck qui est mis en exergue par l’article et le commentaire que j’ai cité : de bons jeux sont boudés par une frange du public parce qu’ils sont longs.

L’article fait rapidement allusion à The Walking Dead, l’excellent point & click de TellTale dont j’attends, comme beaucoup, avec impatience l’épisode 3. Dommage qu’il ne soit pas cité en exemple parce qu’il s’agit là d’un excellent cas d’école. Si les épisodes à venir durent aussi longtemps que le deuxième, le jeu complet The Walking Dead totalisera une vingtaine d’heures. Est-ce un défaut ? À l’heure actuelle non, puisqu’il est distribué en épisodes ce qui oblige le joueur à… interrompre sa partie et attendre la sortie de la suite. Les développeurs imposent un rythme de jeu, comme un parent qui éteindrait la console d’un gosse au bout de trois heures histoire qu’il fasse autre chose. De ce fait, l’impression de longueur disparaît.

Qu’on ne s’y méprenne pas: je n’ai rien contre des jeux plus courts qui proposeraient une expérience de jeu formidable et intense. Mon raisonnement est juste que si un jeu me donne du plaisir pendant deux heures, pourquoi ne parviendrait-il pas à toujours m’en donner pendant quatre ? Je viens de passer quarante heures sur le solo Arkham City et j’y reviens toujours de temps en temps en mode challenge, parce que le système de combat est fantastique et que je prends un plaisir monstrueux dessus. J’en suis à dix heures de jeu supplémentaires. Si c’est bon, pourquoi est-ce que ça ne pourrait pas durer ? Si le dessert est bon, qu’est-ce-qu’on risque à vouloir lécher la casserolle ?

Bien sûr le risque avec un jeu plus long serait qu’il soit rempli de fillers et on peut reprendre mon exemple de Red Dead Redemption de tout à l’heure : pour beaucoup, le passage au Mexique (malgré une introduction extraordinaire) a été un calvaire, les missions peu passionnantes imposant de faire des aller-retours se succédant. Ce fut pour moi l’occasion d’expérimenter un peu les possibilités offertes par le moteur du jeu, c’est par exemple à ce moment que j’ai découvert qu’en abandonnant une bonne sœur ficelée sur la voie ferrée on debloquait un succès (ka-ching). Je ne me suis pas tant ennuyé parce que je trouvais toujours un truc idiot à faire lors des longues traversées, mais je peux comprendre que pour certains joueurs la chose fut pénible… et c’est là que le talent du scénariste entre en jeu. S’il a recours à des fillers, c’est que son histoire n’est pas bonne et dans ce cas précis, oui, il faut faire plus court.

Je peux comprendre l’inquiétude d’une industrie qui remarquerait qu’en sortant des jeux de 80 heures dans un monde où les sources de divertissement sont si nombreuses, on prend le risque que le public en achète moins.

Je ne peux pas excuser un camouflage hypocrite derrière un soi-disant manque de temps quand la réalité est juste un consumérisme acharné. J’ai cent cinquante jeux sur Steam, et j’ai dû en terminer vingt. J’en ai vingt sur GOG et je n’en ai commencé aucun. J’ai des jeux Xbox 360 et PS3 encore sous blister. J’ai des jeux PS2 et Gamecube encore sous blister ! Mais je n’essaye pas de me planquer derrière un prétexte bidon pour justifier mes actes. Quand j’achète des titres auxquels je ne jouerai probablement jamais, j’agis comme un gosse de cinq ans, mais je ne m’en cache pas.

Il serait temps qu’un paquet de gens se mette un peu à assumer, avant que tous les jeux se terminent en deux heures.

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joueur depuis 1985. Multiplateformes, multigenres, souvent exigeant, parfois tatillon, mais jamais blasé.


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21 commentaires »

  1. Après faut se mettre à la place des dev. Maintenant qu’ils ont les stats du LIVE et cie ils découvrent avec horreur que seulement 15/20% des joueurs finissent les AAA qui durent 10h.

    Du coup ça file un coup au morale genre « ohlol on a designé un quart du jeu pour une poignée de personnes ».

    Après je dis ça, mais j’ai passé 51h sur Persona 3 ces deux derniers mois.

  2. Bien d’accord avec toi, j’ai découvert que moins on avait de temps libre, plus on le priorisait. Si on ne joue plus aux jeux vidéos longs quand on a moins de temps libre, ce n’est pas que ces jeux ont perdu en qualité, c’est qu’on en a moins l’intérêt par rapport à d’autres choses.

    Et il n’y a aucun créneau à prendre pour l’industrie du jeu vidéo concernant ces joueurs-là, s’ils ont plus envie de jouer à des jeux plus courts ils l’ont déjà fait, ils n’attendent pas patiemment qu’on leur serve un nouveau type de jeu vidéo speedé avec des sauvegardes toutes les minutes au cas où le fiston se réveille.

  3. J’avoue que je me retrouve dans ce portrait que tu décris. Je suis pile-poil dans la tranche de gamers « dénoncée », et je me réfugie souvent dans le prétexte du « j’ai pas le temps » pour m’attaquer à certains jeux achetés depuis des mois.

    Et pourtant… J’ai bien eu le temps de me refaire Mario & Luigi : Bowser Superstar Saga, Zelda Skyward Sword, de finir enfin la putain de cavernes de 100 niveaux dans Paper Mario Thousand Years Door (4 heures !), de me refaire (avec mes gosses quand même ;-) ) les 242 étoiles de Super Mario Galaxy 2… ou pour la troisième fois, me refaire intégralement Metroid Prime 3. Ou Axelay, ou Super Aleste, ou Donkey Kong Country Returns… Et même Braid (putain de bonne expérience, Kwyxz, tu avais raison).

    Bref, en fait j’ai eu plein de temps :-D Mais c’est vrai que me dire de me lancer sur Skyrim durant 100 heures, c’est un peu… démoralisant au départ. Un peu comme si on te disait « tiens, tu vas te taper l’Everest ». Alors qu’en fait, je préfère me taper des petites montagnes que je connais bien… Ça me paraît plus facile, sûrement. Et moins décourageant.

    Quand à Steam… oui, c’est un outil de consumérisme total, comme les bundles de jeux. J’ai plein de jeux sur mon iMac qui m’attendent, certains sur Boot Camp, mais ça me fait chier de redémarrer sur Boot Camp, du coup j’y joue pas. Dommage, paraît que c’est très bien Mass Effect… Mais j’y ai pas joué plus de deux heures :-/ Je parle même pas du DVD de Street Fighter ou de Tatsunoko vs Capcom qui ont du être touché une ou deux fois, pas plus… Je ne dois plus trop être jeu de baston.

    En revanche, je pense que ce qui me gêne plus, c’est l’hyper-scénarisation actuelle. Jouer à un film interactif ne m’amuse pas, et parfois, j’aimerais qu’il y ait moins de démo technologique ou de scène passive, et plus de jeu. Pour ça d’ailleurs que j’avais bien craché sur Metroid : Other M… Plus de temps à causer inutilement, moins de phases de jeu « utiles ».

    En tout cas, débat très intéressant, merci de l’avoir lancé

  4. Je suis d’accord avec ton analyse et notamment sur le côté consumériste. Oui, il y a plein de jeux qui sortent et qui font sacrément envie, donc on a envie d’y toucher. Et vu qu’il y a toujours une certaine culpabilité à laisser tomber un jeu avant sa fin – sans compter les moqueries répétées de l’entourage (que celui qui n’a jamais entendu de ses copains gamers lui dire “alors, tu vas finir un jour tes jeux ? hahaha” me jette la première pierre) -, on préfère, tant qu’à faire, pouvoir en faire le tour avant de passer au suivant. N’oublions pas qu’il y a aussi dans la sphère gamer une tendance à l’accumulation : il est souvent mieux perçu d’avoir plein de jeux et de toucher à tout plutôt que de ne jouer qu’à un seul ou deux dans l’année, mais en les exploitant en profondeur. Consumérisme et pression de groupe, donc.

    J’avoue sans honte que oui, autant quand j’étais étudiante le quota horaire d’un jeu était très important à mes yeux (un RPG de 20h, je trouvais ça un peu léger), autant aujourd’hui je suis très contente si le jeu se boucle en 10h à qualité égale. Je sais que les chances que je le finisse sont bien meilleures, et je culpabilise moins à l’idée de le laisser prendre la poussière dans ma bibliothèque car un autre titre a entre temps attiré mon attention.

    Je comprends aussi tout à fait ta remarque sur la possibilité d’étaler ses parties sur le temps. J’ai ainsi commencé Skyrim en novembre, 9 mois plus tard je n’ai “que” 60h au compteur mais j’entends bien continuer. Juste que j’ai étalé dans le temps ma progression : je peux y jouer beaucoup pendant un mois, puis ne pas y toucher pendant 3 car j’ai une autre moisson de jeux à faire (pour le taff bien souvent). Mais justement Skyrim se prête très bien à ce type de consommation “par petites bouchées” : le système de commande est simple et il est facile de retrouver ce que tu dois faire grâce au journal de quête. Alors que pour certains jeux, ce n’est même pas la peine de songer à faire une pause de plusieurs semaines/mois dans ta partie car tu auras oublié plein de choses entre temps (scénar, progression) et perdu du skill si la prise en main est complexe. Bref, tu reprends ta sauvegarde, tu ne comprends plus rien, tu joues comme un pied -> “K THX BYE”. Donc oui à l’étalement des parties, mais pas pour n’importe quels jeux.

  5. Ouais enfin les jeux modernes qui durent 15h, ça revient un peu mais faut quand même bien chercher aujourd’hui. C’est pas dans Call Of Duty que tu trouveras ça. On dirait que ce public hypocrite (et crétin) a été pas mal écouté par les éditeurs, quand je vois cette tendance à faire des « jeux fast-food ». Excuse-moi, je leur crache dessus.

    J’arrive pas à concevoir les gens qui disent ça. C’est même totalement illogique : les sauvegardes ça existe, non ? Joue un p’tit quart d’heure, save et basta, mais viens pas dire que t’as pas le temps d’y jouer, tu passes à côté de plein de choses.

    Sur les 200 jeux steam que j’ai (je suis un obèse du cloud-gaming), beaucoup ont été des rachats de jeux que j’avais DL comme un gros porc, ou pour éviter de me trimballer 36 disques durs ou dvd quand je veux partir en vacs et m’installer des jeux sur l’ordi. L’autre partie c’est beaucoup de jeux en promo, sur lesquels je me pencherais un jour. J’assume totalement !

  6. @Chloé

    « Alors que pour certains jeux, ce n’est même pas la peine de songer à faire une pause de plusieurs semaines/mois dans ta partie car tu auras oublié plein de choses entre temps (scénar, progression) et perdu du skill si la prise en main est complexe »

    C’est exact, j’en suis d’ailleurs victime avec quelques jeux que j’ai laissé tomber il y a plusieurs mois / années et qu’il faudrait que je recommence du début pour pouvoir m’y repencher. Mais je suis le premier responsable de cet état de fait. Par exemple j’ai laissé tomber Metroid Prime 2, sur lequel je m’amusais pourtant, pour attaquer Resident Evil 4. Donc au final c’est toujours la même cause : consumérisme, gosse de 5 ans, et tout le toutim. Un « joueur », il n’arrête pas de jouer pendant des mois pour faire du jardinage. Il s’arrête parce qu’il joue à autre chose.

  7. Hé hé drole ! j’ai mis 4 ans a finir résident evil 4 en jouant qu’au fête de fin d’année … La je fais FF12, mais je ne retrouve pas le plaisir que j’avais eu a faire le 6 ou le 7… perso j’achete des vieux jeux sur des console toujours de la génération d’avant ca permet d’avoir du recul.

    Ca me rappel qu’il y a bien longtemps j’avais mis au moins 2 ans a finir Zak mac kraken sur atari ST …

    Sinon les scénario complexe c’est bien, des jeux qui ont une durée de vie de dingue c’est cool c’est nickel pour moi !

  8. Je suis à 100% d’accord avec l’article.

    Depuis que j’ai commencé Crusader Kings II je ne joue plus qu’à ça. 200h au compteur Steam (faut prendre en compte les nuits où je m’endors devant) et toujours pas lassé. Rare qu’un jeu me prenne autant aux tripes, tellement que je raconte mes parties aux gens qui m’entourent.

    Je suis à l’opposé du gamer que tu décris en fait. J’ai pas le temps de jouer à tout car je me focalise sur un ou deux gros jeux qui phagocytent tout mon temps. (Là CKII, mais aussi Football Manager) De plus je n’ai qu’un PC plutôt limité donc je ne peux pas faire tourner les derniers jeux (j’ai raté Skyrim, je compte bien me le faire dès que je change de machine)

    Mais aujourd’hui la plupart des gens préfèrent jouer à Angry Birds sur leur Iphone dans les transports parce que « ça fait passer le temps et c’est rigolo » plutôt qu’à un vrai bon jeu bien fait sur console ou PC avec un scénario prenant pendant des heures et des heures. C’est dommage.

  9. Le problème avec les jeux scénarisés et le manque de temps, c’est qu’on se dit qu’on a envie de se plonger dans l’histoire, le scénario, et de vivre l’aventure à fond, et une séance de jeu d’une heure ne nous offre pas ça.

    Je fais partie de ceux qui, dans un bouquin, oublient ce qu’ils ont lu il y a 3/4 jours, et sont obligés de relire les dernières pages pour se remettre dans l’histoire. Avec un jeu vidéo bien scénarisé et long c’est pareil, tu y joues une heure, c’est cool et prenant, mais tu sais que tu n’y rejoueras peut-être pas avant 1, 2 semaines, et que t’auras oublié ce qui s’est passé.

    Au final, l’immersion ne fonctionne pas, et ce n’est pas de la faute des créateurs du jeu, juste la faute du manque de temps et du syndrome « mémoire de poisson rouge ».

    Du coup quand je n’ai qu’une ou deux heures devant moi, je joue à des jeux qui offrent des sessions de 30/40 minutes, sans scénario précis et pas prise de tête (MOBA, Jeux de Combat etc…).

    Et je suis pris de nostalgie à chaque fois que je repense aux longues journées que je passais devant la console étant gamin. Là je pouvais jouer à des beaux jeux, là je pouvais vivre ces jeux, mais il y a bien un moment où il faut grandir… malheureusement.

  10. @Keabard: pourtant rien ne t’empêche de jouer deux heures à un jeu scénarisé, et juste avant de t’arrêter… tu notes sur un papier les derniers trucs à s’être passés là où tu en étais.

    Je fais ça maintenant. Ça marche bien, garanti !

    Deadly Premonition est super bien foutu là-dessus : il te fait un petit résumé de tout ce qui s’est produit juste avant de charger ta sauvegarde. Arkham City le fait aussi.

  11. En effet la profusion des jeux aujourd’hui comparée à celle des 90’s pousse le gamer à passer d’un jeu à un autre un peu vite. J’ai l’impression qu’à l’époque tu pouvais bien voir quels étaient les jeux incontournables, et très vite ceux que tu pouvais oublier… Ce qui poussait à se concentrer sur quelques titres seulement et les parcourir de fond en comble…

    Enfin ça a été mon cas, ce qui fait qu’aujourd’hui, j’ai un peu du mal face à cette myriade de bons jeux…

  12. Bonjour,

    L’avis exprimé dans ce billet est pour le moins tranché, sans nuances, bref catégorique. Et en plus énervé… Ca n’arrange rien !

    Je viens de parcourir les commentaires et voilà, Keabard a écrit une partie de ce que je voulais dire !

    Moi également j’ai passé des heures et des heures sur certains jeux, j’ai en mémoire de grands moments passés sur de très bons jeux… Des années avec un cumul des heures à 3 chiffres dans les carnets de vol virtuels de Flight Simulator par exemple (oui bon ça n’est pas un jeux scénarisé mais ça nécessite également de la pratique régulière).

    Mais depuis plusieurs années j’ai bien du mal à me plonger dans des jeux « profonds », appelons les comme ça. L’auteur de l’article rétorque que ça n’est pas du tout un problème de temps en arguant que l’on peut très bien jouer sur une tranche de 1h… Mais tout comme Keabard, le prb c’est l’intervalle séparant chaque « mini partie ». Et je lis aussi, merci, et justement : je n’ai aucun soucis à prendre un livre pour une trentaine de minutes à 23h30 en rentrant de répétition et après avoir dîner. Alors que je n’allumerai pas le pc, attendre que ça boote, lancer steam, lancer le jeux etc.

    Du coup jouer devient très dilué, et ça fait perdre considérablement du plaisir de jouer : on a perdu l’immersion que l’on avait dans le jeux, envolé ! Il faut faire des efforts pour s’y remettre, retrouver la mécanique etc.

    Fondamentalement nous avons tous du temps pour tout, ce sont des gestions de priorités qu’il faut gérer plutôt. Il est indiscutable que jouer à un jeux très scénarisé qui va durer 40, 50h ou plus, cela nécessite un investissement personnel sur une longue période, de « rester dedans ».

    En fait kwyxz, votre billet m’a tout à fait fait penser à des copains musiciens « extrémistes » qui ont le même discours face à des personnes qui aimeraient faire de la musique mais ne le font pas en évoquant le manque de temps.
    Personnellement la musique je m’y suis mis à 27 ans avec en parallèle un travail très prenant, et je joue actuellement dans 5 formations avec plusieurs dizaines de concerts par an au total… C’est un choix que j’ai fait, tout le monde ne le fait pas et c’est très compréhensible.

    Reconnaissez au moins cette charge, le temps de ce jeux vous serez « dedans ». Ca n’est pas toujours réellement conciliable à moins de choix dommageables…

  13. Je suis globalement d’accord avec la conclusion de l’article, j’espère bien que les jeux ne vont pas perdre en durée pour être consommé plus vite.

    il y a déjà eu une simplification de la difficulté des jeux (être un hardcore gamerZ maintenant, c’est jouer beaucoup a cod, ou passer beaucoup de temps sur sa x360/ps3, pour moi ça signifie toujours ‘juste finir megaman’
    ou tout autre jeu un peu méchant de cette époque).

    Je suis aussi d’accord avec le commentaire au dessus du mien, sur la profusion de l’offre, quand j’étais jeune j’explorais toutes les possibilités d’un jeu, parce que j’avais que ça a jouer pour un moment. Maintenant, je suis dans la situation décrite dans l’article : j’arrête un jeu pour en jouer un autre, de cette manière j’ai toujours pas fini de très bons jeux comme Arkham City ou Gravity Rush.

  14. Je ne suis franchement pas d’accord avec l’auteur de cet article, qui fait des conclusions rapides sans avoir questionné les joueurs plus que ça. Il peut y avoir beaucoup d’autres raisons d’aimer les jeux plutôt courts que le « consumérisme acharné ».

    Par exemple, pour les jeux narratifs puisqu’ils sont évoqués, un dénouement sera beaucoup plus percutant si on a bien en tête les motivations et le contexte de départ des protagonistes. Or après 50 heures de jeu et tout un tas de quêtes qui n’ont aucun rapport avec la trame principale, on n’est plus du tout dedans. On termine le jeu pour le principe, plus que pour savoir comment les personnages vont se sortir de leur situation.

    Ensuite, vouloir jouer à autre chose après une dizaine d’heures du même genre n’a rien à voir avec du consumérisme. On peut simplement avoir envie de changer d’univers. Certes il existe des jeux à la fois longs et variés, à la fois dans les situations et les environnements, mais ils se comptent sur les doigts d’une main. Dans la grande majorité des cas qui dit jeu long dit faire tout le temps la même chose. Combien de jeux ont été bâclés avec du contenu répétitif et sans intérêt, juste pour être dans la norme au point de vue durée de vie? C’est à cause de cette mentalité qu’on a de mauvais jeux.

    Pour le même temps et budget de développement, un jeu sera TOUJOURS meilleur s’il est plus court. Si l’on reste sur sa faim après 10 heures d’un jeu intenses et variées, rien n’empêche de le recommencer. Ca vaut mieux que de nous obliger à recommencer en boucle la même action pour passer au niveau d’après, comme ç’aurait été le cas avec le même jeu plus long.

    Personnellement, il m’arrive plus souvent de me dire qu’un jeu est trop long que trop court. Et pourtant je consacre beaucoup de temps aux jeux, donc cet argument ne tient pas.

    Evidemment ça dépend du genre de jeu. Il faut bien différencier durée pour finir un jeu, et quantité de contenu. Plus un jeu a de contenu et plus l’expérience sera riche, et donnera de liberté au joueur. Et qui dit liberté dit variété de l’expérience et donc rejouabilité. Un jeu est meilleur quand sa durée est correcte mais pas exagérée pour le principe, mais avec un contenu riche.

  15. Je fais moi aussi parti du portrait décrit : j’en ai passé du temps à jouer avant d’être en couple. Je refaisais même plusieurs fois certains jeux extrêmement long.

    Le soucis c’est qu’en effet, se dire qu’on va mettre 3 semaines pour finir, au hasard Baldur’s Gate 2, car on a le temps de jouer 40 heures par semaines ça va. Se dire qu’on va y passer 1 an, c’est démoralisant je trouve. Parce que pendant ce temps là effectivement, on le passe pas à jouer à « tous ces autres jeux qui sont super bien ».

    Mais je pense que le style de jeu y est aussi pour quelques chose. J’ai passé 70h sur Just Cause 2 parce qu’en 2h de temps (qui correspond désormais à ma soirée jeu de la semaine), j’ai l’impression de faire plein de trucs, alors qu’en 2h sur un RPG, t’as fait une quête et du coup t’as pas l’impression d’avoir avancé d’un iota.

  16. @Pierre Goiffon

    « L’avis exprimé dans ce billet est pour le moins tranché, sans nuances, bref catégorique. Et en plus énervé… Ca n’arrange rien ! »

    Oui ça s’appelle un billet d’opinion, un coup de gueule, c’est le principe d’un billet dans lequel on… donne un avis.

    « Mais depuis plusieurs années j’ai bien du mal à me plonger dans des jeux “profonds”, appelons les comme ça. L’auteur de l’article rétorque que ça n’est pas du tout un problème de temps en arguant que l’on peut très bien jouer sur une tranche de 1h… Mais tout comme Keabard, le prb c’est l’intervalle séparant chaque “mini partie”. Et je lis aussi, merci, et justement : je n’ai aucun soucis à prendre un livre pour une trentaine de minutes à 23h30 en rentrant de répétition et après avoir dîner. Alors que je n’allumerai pas le pc, attendre que ça boote, lancer steam, lancer le jeux etc. »

    Je veux bien reconnaître que se remettre dans un jeu à scénario prend plus de temps qu’un bouquin. Mais là, dans votre exemple vous ne parlez jamais du jeu en lui-même. Reprendriez-vous le livre en question pour seulement cinq minutes ? Pas plus. En déduisez-vous que le livre est trop long ?

    « Du coup jouer devient très dilué, et ça fait perdre considérablement du plaisir de jouer : on a perdu l’immersion que l’on avait dans le jeux, envolé ! Il faut faire des efforts pour s’y remettre, retrouver la mécanique etc. »

    En quoi un jeu ne durant que deux ou trois heures règlerait ce problème ?

    @Timorite

    « Je ne suis franchement pas d’accord avec l’auteur de cet article, qui fait des conclusions rapides sans avoir questionné les joueurs plus que ça. ”. »

    Oui, et c’est normal c’est un billet d’opinion, pas une enquète ni une thèse de troisième cycle.

    « Par exemple, pour les jeux narratifs puisqu’ils sont évoqués, un dénouement sera beaucoup plus percutant si on a bien en tête les motivations et le contexte de départ des protagonistes. »

    Je suis d’accord.

    « Or après 50 heures de jeu et tout un tas de quêtes qui n’ont aucun rapport avec la trame principale, on n’est plus du tout dedans. On termine le jeu pour le principe, plus que pour savoir comment les personnages vont se sortir de leur situation. »

    C’est exactement ce que je dis dans mon article quand je parle des jeux ayant recours aux fillers. Dans ce cas oui, un jeu plus court est préférable. Mais tous les jeux longs ne souffrent pas de ce problème, loin s’en faut. Batman Arkham City par exemple suit toujours sa ligne directrice tout du long de l’aventure. Même chose pour Bully. Même chose pour Deadly Premonition.

    « Pour le même temps et budget de développement, un jeu sera TOUJOURS meilleur s’il est plus court. Si l’on reste sur sa faim après 10 heures d’un jeu intenses et variées, rien n’empêche de le recommencer. Ca vaut mieux que de nous obliger à recommencer en boucle la même action pour passer au niveau d’après, comme ç’aurait été le cas avec le même jeu plus long. »

    Je ne peux pas être d’accord. Quand je lis ceci, je lis « Pour le même temps et budget de tournage, un court-métrage sera toujours meilleur qu’un long. Si on reste sur sa faim après vingt minutes d’action palpitante, rien n’empêche de le revoir. ». Ou « Pour le même temps d’écriture un livre de cent pages sera toujours meilleur qu’un livre de mille. Si on reste sur sa faim on n’a qu’à le relire. »

    Parmi les jeux fortement scénarisés certains ne tirent pas tant leur force de leur gameplay que de leur écriture. En effet Arkham City peut être refait à loisir (le mode New Game+ y invite, d’ailleurs). J’adore The Walking Dead, pourtant difficile de se le refaire plus d’une ou deux fois en raison de son système de choix multiples qui ne se prête guère à la rejouabilité à outrance. Dans le même genre, j’ai adoré Deadly Premonition mais son gameplay est tellement pénible qu’une fois l’histoire bouclée se le retaper tient du masochisme.

  17. kwyxz, tu prétends être d’accord avec mon premier exemple, pourtant il contredit ta avis. D’ailleurs désolé mais billet d’opinion ou non, si tu fais une généralité sur un groupe de personnes, il faut le connaître un peu mieux. A moins de juste vouloir pousser un coup de gueule sur les déclarations d’une ou deux personnes que tu cites, mais je n’en vois pas trop l’intérêt.

    Ensuite, tu compares mes arguments avec le cinéma et la littérature. Je ne sais pas si c’est très pertinent, étant donné qu’un livre peut être écrit en moins d’une semaine pour pas un rond. Un jeu vidéo demande au minimum plusieurs mois et un certain nombre de personnes. Ajouter le moindre contenu rajoute encore des mois de travail et de salaires à payer. Cela dit ta comparaison reste relativement valable pour le cinéma : prends un film d’une heure et demande au réalisateur d’en faire un identique mais de deux heures avec le même budget – et le même scénario, important aussi. Tu verras si ça ne devient pas une daube. ;-)

    Et c’est exactement ce qui se passe quand les développeurs veulent absolument pondre dans les durées de vie standard sans avoir les moyens, ou même les idées nécessaires. Donc je persiste et signe.

    Récemment je viens de terminer I Am Alive. Le compteur m’a signalé que ça n’a duré que 6h30 (sans compter bien sûr mes nombreuses morts où j’ai dû recommencer). Pourtant c’est un des jeux qui m’ont le plus marqué de ces derniers temps, grâce à son originalité et la variété des situations. On ne s’embête jamais, même si certaines phases commençaient déjà à être redondantes. Si le jeu avait été plus long ç’aurait commencé à être bien moins intéressant, à moins d’injecter de nouvelles idées de gameplay et une suite scénaristique pertinente.

  18. @Timorite

    « kwyxz, tu prétends être d’accord avec mon premier exemple, pourtant il contredit ta avis. »

    Je t’invite à le relire, alors. Un indice, c’est juste après le mot « casserolle ».

    Ah oui, je t’invite aussi à essayer d’écrire un livre de mille pages en une semaine et pour pas un rond.

    « Cela dit ta comparaison reste relativement valable pour le cinéma : prends un film d’une heure et demande au réalisateur d’en faire un identique mais de deux heures avec le même budget – et le même scénario, important aussi. Tu verras si ça ne devient pas une daube. ;-) »

    Et donc, en poursuivant ta logique : pourquoi le faire durer une heure si avec le même budget on peut faire bien mieux si le film ne dure que vingt minutes ?

    « Si le jeu avait été plus long ç’aurait commencé à être bien moins intéressant, à moins d’injecter de nouvelles idées de gameplay et une suite scénaristique pertinente. »

    Et donc, si le jeu avait injecté de nouvelles idées de gameplay et une suite scénaristique pertinente, tu n’aurais pas rechigné à y jouer une quinzaine d’heures. Je peux même reprendre ton exemple par l’absurde, imagine comme I am alive aurait été meilleur s’il n’avait duré que deux heures, au lieu de diluer son gameplay pendant six heures trente !

    Non, la durée du jeu n’est pas le problème. Tu pars du principe que si un jeu est long il va obligatoirement devenir chiant. C’est faux et de nombreux contre-exemples le prouvent. Si un jeu est long il risque de devenir chiant si les scénaristes / game designers se contentent de le remplir de fillers, oui, c’est exactement ce que je dis dans mon article. C’est loin d’être une généralité.

  19. Ce n’est pas l’exemple dont je parlais. Je faisais référence à ton « Je suis d’accord. » concernant le fait qu’on perdait le fil de la narration quand le jeu était trop long. Ca contredit entre autre ta thèse comme quoi vouloir des jeux plus courts est absolument synonyme de consumérisme. Je te montrais qu’il peut y avoir de multiples raisons. ;-)

    Concernant les « fillers », j’avais très bien lu et justement j’y ai répondu : il y a très peu de jeux qui arrivent à être longs sans en abuser. Tu cites quelques exemples plutôt pertinents, mais contrairement à ce que tu prétends ce sont eux qui sont loin d’être une généralité. Que ce soit les GTA-like, les J-RPG, etc. à part exceptions (les Zelda par exemple) jeu long est synonyme de faire tout le temps la même chose, c’est un fait que tu ne peux pas nier. Pour Skyrim c’est différent, effectivement dans les RPG occidentaux il faut beaucoup de contenu pour qu’on ait l’impression d’une liberté et d’un monde vivant. Je n’aimerais pas avoir un Elder Scrolls minuscule. Mais les quêtes sont toujours composée aux trois quarts de donjons plus ou moins identiques où on tape tout ce qui bouge, ça non-plus tu ne peux pas le nier – ou alors tu vis dans un monde parrallèle… oO’

    Pour répondre encore sur ta comparaison avec le cinéma, c’est tout à fait différent dans la mesure où un film suit un scénario, qui doit être développé. Dans un jeu, la narration en tant que telle prend beaucoup moins de place par rapport au temps total. Si tu veux vraiment comparer, en fait le vrai scénario d’un jeu c’est aussi ce que le joueur est en train de faire, y compris dans les phases de gameplay. C’est ça qu’on est en train de vivre, donc c’est une partie de « l’histoire » qu’on vit. L’intrigue en tant que telle n’a pas besoin de 8 heures pour être développée. Donc les développeurs doivent rendre passionnante cette histoire qui nous arrive, sans avoir recours au copier-coller juste pour arriver à un nombre d’heures.

    Donc pour te répondre, si un réalisateur devait développer une narration de deux heures en 20 minutes, si le film contient à la base 40 minutes de longueurs, alors oui le film sera mieux. Dans le cas contraire non. Cela dit là où on peut justement faire un parallèle avec le cinéma, c’est que certains films doivent durer une certaine longueur ou bien les gens vont se plaindre. C’est un phénomène un peu similaire au jeu vidéo, un film devrait avoir la durée adéquate au propos qu’il essaye de dévopper, pas la durée standard imposée. Il y a des splendides courts-métrages, comme il y a des films épiques de 4 heures.

  20. …Après relecture, juste pour répondre à « Tu pars du principe que si un jeu est long il va obligatoirement devenir chiant. » Ne me fais pas dire ce que je n’ai pas dit, ou alors lis mieux mes posts. ;-) Je dis bien qu’I Am Alive commençait déjà à devenir redondant, c’est pour ça que j’aurais craint pour une éventuelle suite du jeu. Mais je ne demande que ça, des jeux longs et intéressants. D’ailleurs j’ai terminé deux fois Zelda : The Wind Waker et j’hésite régulièrement à me le refaire.

    J’ai rien contre les jeux très longs, j’aime simplement pas quand les jeux deviennent chiants. Si certains aiment faire tout le temps la même chose c’est leur problème. :S Mais en tout cas ça sert à rien de pousser un coup de gueule contre ceux qui pensent comme moi, il y a d’autres raisons que du simple consumérisme compulsif. Comme ça tu le sais. ;-)

  21. @kwyxz :

    > Mais là, dans votre exemple vous ne parlez jamais du jeu en lui-même. Reprendriez-vous le livre en question pour seulement cinq minutes ? Pas plus. En déduisez-vous que le livre est trop long ?

    Je ne saisi pas votre question ?

    Dans votre billet, vous mettiez surtout en cause la production de jeux : des jeux un peu uniformes, courts, « qui se consomment ». Ce n’est pas ce à quoi je régissait car je n’ai pas trop d’éléments pour y participer, je me pose plus de questions que je n’ai de réponses. C’est en tout cas un débat très intéressant (et bravo à ceux qui ont donné leurs avis en commentaires, c’est passionnant !)

    Non, je réagissais surtout sur la manière dont vous pointez du doigt les joueurs, en parlant d’hypocrisie, et/ou de paresse. Je répondais en disant que certains jeux demandent un « investissement » (ça n’est pas très joli dans ce contexte mais je ne trouve pas de synonyme correct) pour « entrer » dans leur univers, et y rester, et que tout le monde ne choisit pas de s’y consacrer ainsi pour telle ou telle raison, et personne n’a à les juger. Bref, ça m’évoque la petite anecdote du nb de disque chez la personne chez qui on est invité dans Hight Fidelity.

    >> Du coup jouer devient très dilué, et ça fait perdre considérablement du plaisir de jouer

    > En quoi un jeu ne durant que deux ou trois heures règlerait ce problème ?

    Vous opposez les durées, si je parle de mon expérience de joueur c’est plutôt le besoin de garder en tête histoire, personnages, contexte, géographie du monde, caractéristiques des items, etc… vs jeux « simples ».

    Pour donner un exemple, j’ai passé ces derniers mois des heures sur Lunar Flight, par parties de 15 à 30mn. J’ai bien progressé, même si je passais des jours et des jours entre chaque parties… et j’éprouve toujours autant de plaisir à tester de nouvelles techniques et tenter de m’améliorer, ou faire un petite vol peinard pour voir un coin de terre au sortir du fond d’une vallée…
    Par contre j’ai Stalker shadow of Tchernobyl depuis des années sur mon disque, j’avais commencé une partie et vu qu’il me faudrait des heures de jeux et pas trop éloigné… et depuis je ne m’y suis jamais remis.

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